La mise en hivernage

Prérequis : Il faut avoir effectué les traitements anti-varroas afin d’avoir une colonie apte à passer l’hiver dans de bonnes conditions parasitaires. En fait, dès la récolte des dernières hausses il faut commencer à traiter ses colonies.

La visite d’automne

A cette époque certaines sources de nectars et de pollens sont encore visitées par les abeilles, c’est un apport supplémentaire pour leurs réserves hivernales.

Réorganiser : A l’image de la visite de printemps, il faut procéder à une visite complète, cadre par cadre afin de constater visuellement si tout est normal. Terminer de déplacer les cadres pour faciliter leur changement au printemps (voir le schéma explicatif ici). Enfin, les cadres contenant le plus de réserves de miel seront rapprochés du nid à couvain. S’il y avait plusieurs cadres vides, il faudrait penser à partitionner la ruche. C’est-à-dire que l’on réduit le volume accessible aux abeilles en insérant une partition (à fabriquer soit même ou à acheter ici). Exemple on enlève trois cadres vides, on ressert la colonie sur la droite de la ruche (bien laisser au moins 2 cadres de réserves contre la paroi droite) et on insère la partition en 8ème position en partant de la droite. Laisser un vide à gauche de la partition.

Contrôler : La ponte de la reine doit être satisfaisante afin d’avoir un maximum d’abeilles d’hiver. Les réserves de miel et de pollen suffisantes pour passer sereinement l’hiver. On rappelle qu’un cadre Dadant rempli de miel sur les deux faces contient entre 3 et 4 kg de nourriture. En plaine une colonie a besoin d’environ 15 à 18 kg et en altitude 20 à 25 kg de réserve. Si ce n’est pas le cas, il faudra commencer par donner du sirop (non dilué) puis lorsque la température diminuera c’est du Candi qu’il faudra placer sur le trou de nourrisseur du couvre-cadres. Apprécier la quantité de réserve par pesée électronique ? Découvrir ce nouveau dispositif ! (lien bientôt disponible)

Les colonies faibles devront être réunies, cela n’empêchera pas de les rediviser en 2 au printemps pour obtenir à nouveau 2 ruches. Comment regrouper 2 colonies faibles ?

Bien hiverner les ruches : Il est important de bien protéger les abeilles des rigueurs de l’hiver en intercalant un isolant entre le couvre-cadres et le toit. Pas simple quand on a des toits plats en tôle ! Il faut donc IMPERATIVEMENT laisser une hausse vide dans laquelle on vient ajouter notre matériau isolant (journaux, lainages, polystyrène, mousse, etc.). On évite de bloquer le passage d’air entre le couvre cadre et le toit, l’humidité doit pouvoir s’évacuer.

Ensuite, on s’assure qu’à l’extérieur rien de viendra perturber le repos de la grappe. Y a-t-il des branches qui pourraient tomber sur les ruches ? Sont-elles bien stables ? D’ailleurs il faut en profiter pour les incliner de quelques degrés sur l’avant, ceci pour permettre à l’eau de liquéfaction de s’écouler en dehors de la ruche. Des animaux sont-ils susceptibles de bousculer les ruches ?

Une fois ces vérifications faites on laisse nos ruches tranquilles et seules quelques visites visuelles tout au long de l’hiver seront permises. Fin janvier, si la température le permet, il peut être intéressant de savoir où en sont les réserves de notre colonie. Sans ouvrir bien sûr mais à l’aide du peson électronique on vient délicatement soupeser la ruche. On a ainsi accès à la quantité de provision consommée et à une estimation des réserves. On sait alors s’il faudra ou non renourrir dans les semaines qui viennent.

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Les interventions détaillées mois par mois c’est ici.

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