Fin de l’hiver et lancement de la nouvelle saison

Le matériel pour la nouvelle saison est-il prêt ?

  • Préparer des cadres de corps (fils + cire) pour remplacer les plus vieux dans les ruches (au moins 3 par an), en prévoir quelques un en plus s’il y avait des essaims à récupérer ; en profiter pour vérifier qu’on a suffisamment de cadres pour toutes les hausses.
  • Nettoyer les lève-cadres, les brosses, les enfumoirs, les tenues de protection, les gants, les grilles à reine (en versant de l’eau bouillante dessus).
  • Prévoir une ruche supplémentaire s’il fallait en changer une sur le rucher (on peut préparer 1 ou 2 ruchettes de secours en même temps).

Sur le rucher cette année

L’été 2016 s’est prolongé assez tard, a été suivi d’un automne très clément et l’hiver ne s’est quasiment pas manifesté. Les abeilles sont donc restées actives très longtemps ce qui se traduit par une consommation importante des réserves et ce sans rentrées de nectar. Résultat, il a fallu surveiller les réserves de nos ruches.

Une fois n’est pas coutume la saison est très en avance, les chatons de noisetiers offrent un abondant pollen que nos avettes viennent récolter en formant de grosses et belles pelotes jaunes. En visitant son rucher en ce mois de février on s’émerveillera de voir nos protégées revenir chargées de pollen. C’est bon signe. Cela veut aussi dire aussi que l’élevage a commencé et que les ruches ne sont donc pas orphelines. La reine aurait très bien pu ne pas survivre à l’hiver succombant à la vieillesse, à la faiblesse de la colonie, à un accident ou encore au manque de provision. Cette dernière cause doit être prise au sérieux d’autant plus que l’hiver fut particulièrement doux. Pour éviter la famine hivernale, il faut être très attentif aux réserves de miel afin de ne pas découvrir, lors de la visite de printemps, les abeilles mortes de faim la tête enfoncée dans les cellules. Début février donc, on contrôle le poids des ruches en les soulevant délicatement par l’arrière. Au moindre doute, on n’hésite pas à apporter un complément de nourriture de type sirop sans le diluer (voir chez Ickowicz).

En cette fin d’hiver il va falloir songer à débarrasser nos colonies des éventuels varroas qui auraient profité du clément automne pour se développer. Il existe divers traitements parmi lesquels on peut citer les bandes apivar ou apistan. Si l’un des deux traitements a déjà été utilisé à l’automne alors c’est l’autre qui devra l’être cette fois-ci. On limite ainsi l’accoutumance du parasite aux molécules de traitement.

varroa_apres_traitement_amitraz
Deux varroas sur un gant, le premier traitement les a fait tombé. Il va falloir le renouveler jusqu’à ce qu’il n’en tombe plus

Le printemps n’est plus très loin et les températures vont en augmentant, il va bientôt falloir songer à stimuler la ponte de la reine par des apports de sirop de stimulation (50% de sucre, 50% d’eau, une cuillère à café de vinaigre de cidre | ou alors diluant un sirop du commerce par deux). Il faudra surveiller la ponte de la reine et ne pas booster au point de provoquer l’essaimage ; surtout si la première grosse floraison, synonyme de rentrée importante de nectar, est proche.

Dès que le temps le permet, avec une température supérieure à 14°C et deux ou trois journées ensoleillées qui se suivent, il sera possible de procéder à la visite de printemps.

Retrouvez des conseils mois par mois ici.

Publicités